Le Château de Sorans s’adresse aux puristes qui recherchent un lieu à investir dans le temps, avec sens et engagement. Il propose une relation directe à l’architecture et au paysage, dans une continuité à révéler. L’ensemble repose sur une base saine, avec des structures et des toitures préservées, permettant d’envisager sereinement les interventions à venir. Le projet s’inscrit ainsi dans une transformation complète, respectueuse de l’existant et de son histoire.
S’installer dans le temps, au cœur du domaine de Sorans
Dominant la vallée, le Château de Sorans s’inscrit dans un paysage ouvert de 6,8 hectares, entre bois et prairies. Édifié au XVIIIᵉ siècle sur les fondations historiques du marquisat de Sorans, il développe plus de 950 m² à restaurer, sur deux niveaux, prolongés par des caves et des greniers. Ces volumes composent un ensemble encore libre dans son devenir. Inscrit partiellement à l’Inventaire des Monuments Historiques, sa silhouette néo-classique conserve une présence intacte, portée par son implantation et le lien direct qu’elle entretient avec son environnement.
Caractéristiques
- 28 pièces
- 18 chambres
- 3 SDB
- 6 caves
- construit en 1729
- surface habitable : 950m2
- terrain : 68500m2
- secteur : Sorans-lès-Breurey
UNE ARCHITECTURE ENTRE PRÉSENCE ET TRANSFORMATION
Le château s’élève, porté par une composition néo-classique. Édifié vers 1729 sous l’impulsion de Jacques Antoine de Rosières, troisième marquis de Sorans, il fut dessiné par l’architecte bisontin Jean-Pierre Galezot. À l’intérieur, les espaces s’ouvrent avec ampleur. Les salons et les pièces de réception se succèdent, ponctués par des éléments anciens qui affleurent, entre parquets, moulures et cheminées d’époque. L’escalier principal en pierre de Chailluz, accompagné de sa rampe en fer forgé datée de 1729 et signée par le maître serrurier Chapuis, conserve encore le chiffre d’Antoine de Rosières. Plus loin, les boiseries réalisées en 1742 par le maître menuisier bisontin Nicet Paris prolongent cette présence discrète des savoir-faire d’origine. Dans les niveaux inférieurs, les caves voûtées ancrent le bâti dans une présence originelle. Une ancienne cave de vinification rappelle également les vignes autrefois cultivées sur les coteaux reliant les deux châteaux du domaine. L’ensemble appelle une intervention globale, où chaque geste pourra révéler l’existant dans une continuité respectueuse. Inscrit partiellement à l’Inventaire des Monuments Historiques depuis 1992, le corps de logis s’inscrit également dans le périmètre sauvegardé de la Maison Forte voisine, prolongeant l’ancrage historique du lieu, en bordure directe de forêt.
UN DOMAINE STRUCTURÉ PAR LES BÂTIS ET LE PAYSAGE
Autour du château, le domaine s’organise en une succession d’espaces ouverts, accompagnant la pente douce du terrain. L’ensemble, au calme absolu, à moins de 5 minutes de la petite ville de RIOZ, et à 12 minutes de la gare TGV Nord Besançon. La terrasse orientée vers l’est capte les premières lumières et prolonge les espaces vers l’extérieur. Son escalier en fer à cheval, réalisé au milieu du XVIIIᵉ siècle, accompagne la descente vers le parc dans un mouvement ample et symétrique, bordé d’une rampe en ferronnerie et de sculptures de pierre qui structuraient autrefois les perspectives du jardin. Les dépendances élégantes, à restaurer également, s’inscrivent dans cette composition, formant un ensemble cohérent où lavoir, granges, logement de gardien, garages, écuries et ancienne forge dessinent une organisation ancienne. Ces volumes secondaires prolongent naturellement le château, ouvrant des perspectives d’évolution sans rompre l’équilibre du lieu. Bois et prairies accompagnent cette implantation, laissant place à des usages multiples, toujours en lien avec le paysage environnant.
UNE AUTONOMIE DISCRÈTE ANCRÉE DANS LE LIEU
Le Château de Sorans s’inscrit dans une relation directe avec son environnement, entre retrait et proximité. L’histoire du domaine accompagne celle de la famille de Rosières depuis la fin du XVIᵉ siècle, lorsque Gérard de Rosières, capitaine d’arquebusiers sous Henri III et commandant du château de Vesoul, devient seigneur des terres de Sorans. En 1686, Jean Simon de Rosières reçoit de Louis XIV le titre de Marquis de Sorans pour ses services militaires, faisant du domaine le siège d’un marquisat qui traversera les générations jusqu’au XIXᵉ siècle. Château et dépendances sont aujourd’hui alimentés par la source privée du domaine, inscrivant l’ensemble dans une forme d’autonomie presque originelle. L’eau circule ici comme une présence continue, reliant le bâti, le lavoir et les extérieurs dans une même logique. À environ dix minutes de l’entrée de Besançon, le domaine conserve une distance mesurée, permettant de conjuguer accessibilité et respiration. Le lieu se découvre progressivement, dans une succession d’espaces et de perspectives. Entre architecture, paysage et mémoire, il propose une base à prolonger dans le temps, où chaque intervention pourra trouver sa justesse : entre hôtel-restaurant haut de gamme et simple résidence familiale de charme, tout est ici du domaine du possible.
Avis de l'agence :
Sorans-lès-Breurey
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